Ce n’est pas bien de mentir…

Derrière cette admonestation infantile se cache une décision du Conseil d’Etat.

Une entreprise fournit des informations erronées (pour ne pas dire mensongères) dans son dossier de candidature à un appel d’offres public. En l’occurrence, elle a, entre autres, multiplié par plus de 5 son chiffre d’affaires de l’année passée.

Elle remporte le marché.

Un concurrent, mécontent (!), contre-attaque et… obtient l’annulation du marché. Les juges ont décidé :

que le choix de l’offre d’un candidat dont la candidature a été retenue sur la base d’informations relatives à ses capacités financières et professionnelles erronées est susceptible d’avoir lésé le candidat qui invoque ce manquement.

Source : légifrance

Par conséquent, à tous ceux qui en rajoutent dans leur dossier de candidature et dans leur mémoire technique, je dirais : DANGER !

Mentir ou tricher, dans les marchés publics, c’est lancer un boomerang qui reviendra tôt ou tard. Tôt, sur cette affaire, puisqu’il s’est écoulé 6 mois entre l’attribution et l’annulation…

Une seule question me taraude : comment le concurrent évincé a-t-il eu vent des informations erronées ? …

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